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Augmentation du temps partiel entre 2003 et 2013

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Communiqués de presse

25.04.2014 09:15  - OFS, Travail et vie active (0351-1403-60)

Enquête suisse sur la population active 2013

Le travail à temps partiel gagne encore du terrain

Neuchâtel, 25.04.2014 (OFS) – Entre 2003 et 2013, la population active occupée a progressé en Suisse de 12,6%. Le nombre de travailleurs à temps partiel a augmenté plus de trois fois plus rapidement que celui des actifs occupés à plein temps (+24,5% contre +7,1%). En comparaison européenne, la Suisse présente la deuxième plus forte proportion d’actifs occupés à temps partiel (36,5%) après les Pays-Bas. C’est ce qui ressort des résultats 2013 de l'enquête suisse sur la population active réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

 

La progression du temps partiel sur dix ans a été plus marquée chez les hommes (+43,7%) que chez les femmes (+19,9%). On note par ailleurs un glissement vers des taux d’occupation plus élevés : le nombre d’actifs occupés avec au moins un mi-temps (taux d’occupation de 50 à 89%) a progressé de 41,5% contre seulement 7,0% pour les taux inférieurs à 50%. Les personnes travaillant à 90% font partie des actifs occupés à plein temps selon les standards statistiques nationaux ; on peut observer que cette catégorie spécifique de taux d’occupation est celle ayant le plus fortement augmenté durant la dernière décennie (+71,3%).
 
Progression du temps partiel chez les pères
En 2003 comme en 2013, 80,2% des femmes actives occupées avec enfant(s) de moins de 15 ans dans le ménage travaillaient à temps partiel. Chez les hommes, la part correspondante reste faible, mais elle augmente, passant de 5,8% en 2003 à 9,3% en 2013. En ne retenant que les hommes avec de très jeunes enfants dans le ménage (enfants de moins de 7 ans), la part de temps partiel était de 10,5% en 2013.
 
Près de la moitié du travail à temps partiel est motivé par des raisons familiales
Parmi les motifs principaux de l’exercice d’un emploi à temps partiel chez les 15-54 ans figurent les raisons familiales (46,3% des motifs invoqués ; 15,7% chez les hommes et 52,9% chez les femmes), le suivi d’une formation (11,7%), le fait de n’avoir pas trouvé un plein temps (7,1%), l’exercice d’un autre emploi (7,0%) et les raisons de santé (3,3%). Enfin, 9,7% indiquent ne pas souhaiter un travail à plein temps et 13,3% avancent d’autres raisons sans en préciser la nature.
Des différences marquées selon la situation dans la profession
Une part légèrement plus élevée de salariés que d’indépendants travaillent à temps partiel (36,2 contre 33,7%). Parmi les salariés, des différences importantes apparaissent selon le niveau hiérarchique et le sexe : 19,6% des salariés membres de la direction occupent un temps partiel. Pour ce type de poste, la part de temps partiel est de 45,2% chez les femmes contre 8,6% chez les hommes. La part de temps partiel chez les salariés avec fonction de chef est de 21,9% (femmes : 48,3% ; hommes : 7,1%). Elle est deux fois plus importante chez les salariés sans fonction de chef (43,9% ; femmes : 65,3% ; hommes : 18,4%).
 
Le travail à temps partiel est le plus répandu aux Pays-Bas
Avec plus des trois-quarts des femmes (77,2%) et plus d’un quart des hommes (27,9%) travaillant à temps partiel, les Pays-Bas constituent le pays au sein de l’Union européenne où cette forme de travail est la plus répandue (UE28 : 32,8% et 9,8%). En comparaison européenne, la Suisse se place juste derrière avec des proportions de 61,1% chez les femmes et de 15,5% chez les hommes.
 
Cette proportion élevée de temps partiel relativise la forte participation au marché du travail mesurée par tête au sein des populations suisse et néerlandaise : en effet, en termes de taux d’activité (part des personnes actives dans la population de 15 à 64 ans), la Suisse et les Pays-Bas figurent dans le peloton de tête européen (Suisse : 83,3% ; Pays-Bas : 79,7%). Outre ces deux pays, seuls les pays nordiques présentent des taux d’activité supérieurs à 78% avec toutefois des parts plus faibles de temps partiel (comprises entre 21,4% pour l’Islande et 27,8% pour la Norvège).

Contributor: 
Béa Duparc
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