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Le RBI surprend, mais, à la réflexion, rien ne s’y oppose

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Date: 
22.04.2016
Type source: 
Media: 
24h

L'invité Oui, Pierre Santschi est favorable à l'introduction du Revenu de Base Inconditionnel.

Il se trouve en Suisse au moins 126 000 personnes qui appuient l’idée d’un Revenu de Base Inconditionnel (RBI). Leurs signatures ont exprimé que les valeurs d’amour, de générosité, de spiritualité et d’ouverture doivent prendre le pas sur les pulsions de peur, de cupidité, d’égotisme et de dissimulation (appelée secret), qui sont priorisées de facto par les pouvoirs institutionnels et économiques actuels, avec la misère et le découragement qui en résultent pour une part non négligeable de la population suisse.

Ces partisans du OUI le 5 juin s’inscrivent donc dans la droite ligne du principe constitutionnel énonçant que «[…] la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.» (Préambule de la Constitution fédéral en vigueur).

Certes, le RBI surprend. Mais, à la réflexion, même rapide, on voit que tous les obstacles qu’on lui oppose sont surmontables, que ce soit financement, introduction, gestion, contrôle de celle-ci.

 

Toutes ces solutions, écartées sans analyse réelle par les partisans du statu quo

 

Financement: pourquoi refuser au RBI des crédits tels qu’octroyés récemment par les banques centrales aux banques commerciales, qui ne les rembourseront vraisemblablement jamais? Ne sommes-nous d’ailleurs pas tous «actionnaires» – au sens large - de notre communauté?

Introduction du RBI: ne peut-elle pas être progressive, par exemple par une extension graduelle de l’AVS dont les déficits seraient comblés par le mécanisme évoqué ci-dessus sous «financement», ou transitoirement par l’assurance générale du revenu qu’a proposée un groupe parlementaire lors du débat sur l’initiative, au Conseil national?

Organes de gestion et de contrôle de cette gestion: pour être crédibles, ils ne peuvent être purement étatiques ni purement privés, au vu du niveau de confiance qu’a la population en ses dirigeants (politiques et économiques): voir les taux d’abstention électoraux et les «optimisations» diverses («Panama papers» en pointe d’iceberg). Pourquoi ne pas penser à des organes où seraient très minoritaires les représentants de ces dirigeants et où siégeraient aussi des représentants d’ONG (société civile) et des personnes (largement majoritaires) tirées au sort (pour limiter les trafics d’influence) parmi les bénéficiaires du RBI, aucun mandat dans cette structure n’ayant une durée supérieure à 10 ans (avec des renouvellements périodiques partiels pour assurer la continuité)?

Toutes ces solutions, écartées sans analyse réelle par les partisans du statu quo, qui favorisent ainsi frustrations, désespoir et, in fine, terrorisme, ne seront étudiées, adoptées et mises en œuvre avec discernement et respect pour les personnes, que si une majorité de oui sort le 5 juin. Grâce à laquelle on aura gagné un demi-siècle pour une amélioration sociale réelle.

 

(24 heures)

(Créé: 22.04.2016, 17h35)

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Contributor: 
Mathieu Despont
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24h