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À nos amis intermittents du spectacle, à nos amis précaires et à tous ceux qui redoutent de le devenir, c’est-à-dire potentiellement nous tous,

Français
Date: 
11.06.2014
Type source: 
Media: 
Mediapart
Themes: 

À nos amis intermittents du spectacle, à nos amis précaires et à tous ceux qui redoutent de le devenir, c’est-à-dire potentiellement nous tous,

- vu la puissance de feu qui nous est opposée,

- vu que contrairement à l’intérêt général, nos élus se sont associés à la Finance pour raréfier l’emploi artificiellement, ceci afin de nous contraindre par nos besoins primaires à aller là ou ils ont décidé que nous irions,

- vu que leurs esprits sont intoxiqués par le néolibéralisme, cette pensée mortifère, les rendant incapables de comprendre qu’ils mènent notre société dans le mur, eux compris,

- vu la faiblesse de nos syndicats en cette periode ou le plein emploi n'existe plus,

je vous invite à creuser l’idée du revenu de base en allant sur le site revenudebase.info en commençant par lire sa définition sur ce lien.
http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/
et à aller plus loin en découvrant les dossiers et articles de ce site,

Vous comprendrez, enfin je l’espère, pourquoi en faisant de ce revenu de base une revendication commune à toutes nos luttes de précaires nous pourrions déjouer cette technique très efficace de nos élites consistant à nous diviser en catégories afin de semer la discorde entre nous. C’est cette technique de la division qui permet à une toute petite catégorie de conduire le corps de la société où bon lui semble et désormais à la catastrophe.

Le revenu universel vise à développer notre société en jouant sur un comportement bien plus noble de notre part que celui de la soumission voulue par le néolibéralisme.

Rappelons que pour amener les gens à travailler dans les meilleures dispositions, le néolibéralisme pense que la précarité de l’emploi est le meilleur des moteurs. Que chacun se sente en danger d’y sombrer nous pousserait à être toujours sur le qui-vive, à donner le meilleur de nous-même, à être prêt à tout accepter, par conséquent aussi ces travaux qui vont à l’encontre de l’intérêt de la société mais pas des intérêts privés.
Aussi, bien que d’autres choix pourraient être faits, en particulier si nos élus nous représentaient réellement, la Finance libérée de tout contrôle démocratique trouve intéressant de nous précariser en jouant sur la diminution de l’emploi rendu possible par nos innovations technologiques. La raréfaction de l’emploi lui permet de conduire la société où elle veut par la soumission des salariés.

Cette précarité est artificielle puisqu’il suffirait que la société décide de partager l’emploi restant ainsi que les gains de productivité pour que la précarité cesse. Mais tant que les citoyens ne comprendront pas le jeu de la Finance, cette dernière tendra toujours plus l’élastique de la précarité puisqu’en nous incitant à devenir des concurrents, à nous diviser, cela nous oblige à rabattre nos prétentions, à oublier nos droits sociaux obtenus à une époque où nos prédécesseurs jouaient collectif. Ce sera autant d’argent et de pouvoir récupéré par la Finance constitué de pauvres humains totalement perdus par l’hyper puissance que confère l'argent. Ce sont ces pauvres gars qui mènent le monde. Nous-même, si nous étions aussi riches qu'eux serions totalement perdus à l'humain.

Le Revenu de Base, en diminuant les tensions liées à la précarité contribuera grandement à éloigner les guerres :
Souvenons-nous de ces catastrophiques sorties de route de démocraties ayant acceptés de plonger leurs peuples dans la misère. C’est bien le stress, la tension, les multiples difficultés qui rendent les citoyens alors si réceptifs à des discours de personnalités qui, dans des temps « normaux », auraient trouvé leur place dans des hôpitaux psychiatriques.

Ne maîtrisant pas leur instinct de domination, beaucoup de nos candidats à la chose publique dirigent leurs intérêts non pas à soigner les causes pour faire baisser les tensions mais, au contraire, à gonfler les conflits en espérant créer une vague suffisamment forte qui les mènera tout en haut du pouvoir. En ces temps de crises artificiellement créées, ce sont ces candidats qui sont favorisés par rapport aux autres.

Une chose est sûre: cette fois-ci, Finance comprise, personne ne pourra espérer rebattre les cartes de l'économie grâce à une « bonne » guerre quand, par exemple, la France à elle seule possède 58 centrales nucléaires ! Cette techno interdit à notre savoir ainsi qu'à notre économie de régresser. Ces technos sont comme le lait sur le feu ! Elles réclament des infrastructures en état de marche tout le long de leur existence avec des gens compétents si on ne veut pas les voir se transformer un jour en champignons nucléaires. Déjà en temps de paix il y a des Fukushima. alors en temps de guerre….. Pour les mêmes raisons, les guerres civiles ne sont plus possibles. Il faut en avoir conscience.

Aussi le miracle en temps de crise ne passant pas par l’arrivée d’hommes providentiels, nous qui sommes tous des précaires divisés en de multiples catégories, travailleurs précaires, chômeurs, étudiants, retraités, intérimaires (entre autre dans les centrales nucléaires), intermittents du spectacles, mal logés, etc.... nous pourrions rassembler nos mouvements en lutte en revendiquant le revenu universel.Alors en face, ils reculeront car rien ne peut s'opposer à un peuple dont l'intelligence collective se réveille. Alors, par le revenu de base venant de la volonté de notre société, nous ferons entrer la démocratie dans nos entreprises et bien au delà. Peut être alors, plus calmes, n'étant plus plongés dans des problèmes de survie à court terme, serons nous en capacité mentale de résoudre nos problèmes écologiques, de sortir de notre hyper consommation, conséquences néolibérales qui nous mènent à notre perte.

Cependant, pour être utile à la société, le Revenu de Base doit être une volonté des citoyens, non celle de l’Élite. Ce RB une fois mis en place doit pouvoir être protégé par les citoyens et par eux seuls. Aussi le revenu de base implique un changement de constitution permettant au peuple d’avoir toujours le dernier mot sur leurs législateurs. Nous devons nous donner la possibilité d’abroger de mauvaises lois et d’en initier lorsque les législateurs (par exemple trop à l’écoute de lobbys financiers) traînent les pieds pour le faire.

Donc, en s’inspirant de la constitution Suisse :

referendum abrogatif : on considère par exemple que si 1 % des électeurs répondent à une pétition d’alerte sur une loi, ce nombre est suffisamment important pour prendre leurs inquiétudes au sérieux obligeant l’État à enclencher la mise en place d’un referendum abrogatif pour demander au peuple de trancher. Autant dire que cela calmera nos parlementaires. Ils réfléchiront à 2 fois et penseront à consulter ces mouvements citoyens naissant au moment de la préparation des lois. Ils passeront moins de temps à concocter des niches fiscales pour leurs amis financiers. Cela nous aurait permis d’intervenir quand droite et gauche démantelaient des lois pour libérer la Finance de toute contrainte pendant ces 30 dernières années.

Referendum d’initiative populaire : Il est évident aussi que lorsque les législateurs traînent les pieds pour écrire certaines lois qui déplairaient à leurs amis financiers, le peuple doit se donner la possibilité d’initier ces lois selon le même principe que pour un referendum abrogatif. Si une pétition en faveur d’une initiative recueille 1 % des électeurs, alors, l’État se doit de mettre en place un referendum pour que le peuple tranche la question et il a l’obligation de créer cette loi si elle recueille une majorité même si cela ne lui plaît pas.

Interdiction à nos représentants de bricoler la constitution sans l’obliger à passer systématiquement par un referendum.

Dans ces conditions le revenu de base n’est plus une faveur que nos élus accordent aux misérables que nous serions à leurs yeux. C’est notre volonté et nos représentants doivent obéir.

Bien sûr ce revenu de base est une déclaration de guerre en réponse à celle masquée de la Finance et elle sera bien perçue ainsi!

Pour notre sécurité nous devons faire rentrer la finance dans la démocratie. Les monstres financiers que nous avons participé à créer par nos achats de tous les jours doivent être dégonflés. La démocratie rentrera dans les entreprises en particulier parce que les salariés percevront un Revenu de Base. Les mauvaises entreprises disparaîtront. Les gens ayant grâce à ce Revenu de Base la possibilité de créer des entreprises pourront concurrencer celles de la Finance qui devront modifier leurs comportements si elles veulent perdurer. Sinon leurs employés les plus créatifs les laisseront tomber. Les vrais journalistes seront libérés des grands groupes financiers. Les artistes, les intermittents du spectacle seront libérés de la soumission qu’impliquent les subventions de l’État ou du mécénat d’entreprises, ou d’obtenir leurs heures, etc..

Il faut juste que nous décidions de refuser l’usage de la soumission déjà entre nous. Le plus dur est là. Combien c’est pratique de soumettre les plus faibles d’entre nous aux sales boulots. Refuser cela c’est se mettre en état de réfléchir : Comment ramasser les poubelles quand on se refuse à contraindre l’autre ? et bien on réfléchit! Et alors on trouve des solutions !Refuser l’usage de la soumission est une révolution de la pensée. Accepter le Revenu de Base c’est un acte affirmant notre volonté de s’y essayer au quotidien : s’essayer à dominer notre instinct de domination. C’est cette nécessité qu’avait pressenti nos prédécesseurs en écrivant les droits de l’homme et du citoyen. La puissance de nos innovations technologiques ne sont pas à confier à des enfants. Pas le choix : devenir adulte pour que notre espèce perdure.

Voici la définition du Mouvement Français pour un revenu de base:

Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement.

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Contributor: 
Mathieu Despont
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