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Les robots, une menace pour nos emplois?

Portrait de Bernard Kundig
Français
Date: 
20.08.2014
Type source: 
Media: 
Tribune de Genève, supplément emploi

Depuis quelques décennies, certaines tâches pénibles et/ou dangereuses, dans l’industrie notamment, ont été confiées à des robots, au détriment des ouvriers humains qui occupaient jusqu’alors ces emplois, souvent peu qualifiés. Mais aujourd’hui, les machines pourraient se substituer à des travailleurs qui réalisent des activités plus intellectuelles. Récemment, Carl Frey et Michael Osborne, deux chercheurs de l’université d’Oxford, ont modélisé l’impact de la technologie sur 702 professions. Selon les résultats de leur étude, 47% des emplois aux Etats-Unis pourraient être automatisés dans les vingt prochaines années. Les métiers routiniers, dans lesquels les tâches sont répétitives, sont particulièrement menacés. Parmi eux (pêle-mêle): les agents de banque, les réceptionnistes, les vendeurs, les conseillers financiers, les chauffeurs de taxis, les agents de sécurité, les cuisiniers de fast-food ou encore les assistants juridiques.

C’est que les robots ont fait des progrès. Plus précisément, nous leur avons fait faire des progrès. Ils sont devenus mobiles, autonomes. Les développements de l’intelligence artificielle alliée aux processeurs modernes leur confèrent aujourd’hui une puissance de calcul et de travail phénoménale. En conséquence, l’économiste étasunien Larry Summers prédit que, dans dix ans, un de ses compatriotes (âgé entre 25 et 54 ans) sur sept sera sans emploi, contre un sur vingt dans les années 1960. En Europe aussi, cette menace inquiète les travailleurs, surtout dans les pays du Sud.

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Contributor: 
Bernard Kundig
Organisation, Media, etc: 
Tribune de Genève, supplément emploi