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Il faudra d'autres revenus que le salaire, selon l'OIT

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Date: 
18.05.2016
Media: 
20 minutes

A 2 semaines de la votation sur le revenu de base, l'Organisation internationale du travail estime qu'il faudra trouver des alternatives aux seuls salaires.

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Le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT) Guy Ryder a mené une conférence de presse sur le revenu minimal. (photo: Keystone)

Le débat sur un revenu de base «sera de plus en plus présent», estime l'OIT. A deux semaines de la votation en Suisse, elle affirme que le changement du monde du travail va imposer des alternatives aux seuls salaires.

DiaporamaUne affiche géante en faveur du revenu de base inconditionnel

«Il y a un intérêt croissant dans le monde pour l'idée que l'Etat devrait garantir un revenu minimal», a dit mercredi à Genève le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT) Guy Ryder, lors d'une conférence de presse sur un autre sujet. Indépendamment des salaires que les individus reçoivent de leur travail.

Selon lui, l'extension de ce débat est liée au fait qu'un emploi ne garantit pas de vivre au-dessus du niveau de pauvreté. Par ailleurs, à une époque où le chômage des jeunes est élevé, M. Ryder évoque une crainte dans les populations «qu'il n'y ait de toute manière pas de travail pour tous».

Les changements à long terme du monde du travail, notamment avec les nouvelles technologies, vont imposer des alternatives aux seuls salaires. «Nous allons devoir trouver des moyens de distribuer le revenu national qui ne soient pas directement liés au travail que nous faisons et au salaire que nous recevons», affirme M. Ryder.

En revanche, il ne souhaite pas commenter le montant de 2500 francs sur lequel les Suisses vont devoir se prononcer. Il rappelle que la ville néerlandaise d'Utrecht a déjà établi une sorte de revenu minimal garanti.

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Mathieu Despont
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