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En Chine, un resto futuriste emploie des robots

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Date: 
14.08.2014
Type source: 
Media: 
La Tribune de Genève
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En Chine, un resto futuriste emploie des robots

 

Des robots au service et aux cuisines viennent de faire leur apparition dans un restaurant dans l'est du pays. «Ils ne tombent pas malades et ne réclament pas de vacances», a précisé le patron.

2/5Des robots se trouvent aussi en cuisine (13 août 2014)
Bild: AFP

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Les robots japonais en images

Les robots japonais en images
Les avancées de la robotique au Japon suggèrent que demain, il y aura des humanoïdes serveurs dans des cafés et des androïdes de ménage ou hôtesses d'accueil.

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Dans un restaurant futuriste de l'est de la Chine, des androïdes s'affairent aux fourneaux, tandis que des robots sur roulettes apportent aux clients les raviolis et les légumes frits qu'ils ont commandés.

Cette petite échoppe, qui a ouvert la semaine dernière à Kunshan, dans la province du Jiangsu, propose des plats emblématiques de la cuisine régionale mais le service, lui, n'a rien de traditionnel.

Personnel mécanique

Deux robots accueillent la clientèle dès l'entrée avec quelques chaleureuses formules de politesse, et quatre androïdes de petite taille apportent ensuite à chaque table les plats, soupes et bols de riz, posés sur des plateaux. «Ma fille m'avait demandé d'inventer un robot, parce qu'elle n'aimait guère les travaux ménagers», explique à l'AFP Song Yugang, fondateur de l'établissement.

Cette plongée dans la robotique lui donne alors l'idée du personnel mécanique qui peuple désormais son restaurant... jusque dans l'arrière-cuisine.

C'est là qu'on trouve deux imposants robots au torse bleu et dotés de grosses ampoules rouges clignotantes en guise d'«yeux»: l'un est en charge des fritures, tandis qu'un autre se consacre à la confection des raviolis et autres bouchées fourrées.

Ayant intégré un certain nombre de recettes, ils sont approvisionnés en ingrédients par une poignée d'employés humains... lesquels s'occupent également de préparer les plats plus sophistiqués.

 

Personnel moins coûteux

M. Song a indiqué au quotidien local Xiandai Kuaibao que chacun des robots coûtait environ 40'000 yuans (4'860 euros) --soit peu ou prou l'équivalent du salaire annuel d'un employé en chair et en os.

«Les robots peuvent comprendre une quarantaine de phrases et consignes de la vie de tous les jours. Ils ne tombent pas malades, ils ne réclament pas de vacances ni de jours de congés», s'enthousiasme le patron. Selon lui, il suffit de les recharger pendant deux heures à une prise électrique pour leur garantir une autonomie de cinq heures.

Ce restaurant aux visées futuristes n'est cependant pas le premier du genre en Chine: une enseigne de Harbin (nord-est) avait déjà ouvert ses portes en 2012 avec un personnel robotique.

Les coûts de main d'oeuvre ont connu de fortes hausses au cours des dernières années en Chine, encourageant les entreprises du secteur manufacturier à accélérer les processus d'automatisation.

Clients ravis

En conséquence, la Chine a surpassé l'an dernier le Japon comme premier pays consommateur de robots industriels... Reste à voir si la tendance s'étendra également au secteur de la restauration.

A Kunshan, les clients de M. Song paraissent en tout cas ravis de cette expérience digne d'un film de science-fiction. Dans les allées, les robots se déplacent en ligne droite et s'excusent poliment quand un obstacle leur bloque le passage.

«Jusqu'à présent, je n'avais jamais vu de robot servir de la nourriture. Je suis vraiment étonnée», remarque la petite Yuan Yuan, neuf ans, devant un androïde gris métallisé ayant presque sa taille.

Personal info
Contributor: 
Mathieu Despont
Organisation, Media, etc: 
La Tribune de Genève

Commentaires

~~Cuisiniers remplacés par robots, taxis par Google car, caissières par scanners, secrétaires par logiciels, profs par cours en ligne, policiers et gardiens par drones, facteurs par internet etc. qui conteste encore la solution "revenu de base inconditionnel" qui représente un outil administratif intelligent et apolitique parfaitement adapté au nouveau paradigme social, économique et ontologique